En 1993, le Maroc ratifiait la convention internationale des droits de l’enfant qui dans son article 28 reconnait le droit à l’éducation et à l’égalité des chances pour tous les enfants « Les États parties reconnaissent le droit de l'enfant à l'éducation, et en particulier, en vue d'assurer l'exercice de ce droit progressivement et sur la base de l'égalité des chances :
Ils rendent l'enseignement primaire obligatoire et gratuit pour tous; Ils encouragent l'organisation de différentes formes d'enseignement secondaire, tant général que professionnel, les rendent ouvertes et accessibles à tout enfant.… »

Depuis cette ratification, de nombreuses réformes sectorielles ont vu le jour pour tenter de renforcer le système scolaire actuel avec les résultats qu’on leur connait. « Il n’en demeure pas moins que l’École marocaine souffre encore de dysfonctionnements chroniques que le Conseil a relevé dans le rapport établi par l’Instance Nationale d’évaluation à propos de « la mise en œuvre de la Charte Nationale d’éducation, de formation et de recherche scientifique 2000—2013 : les acquis, les déficits et les défis ». (1)
Ces dysfonctionnements apparaissent au niveau de la cohésion du système et de l’articulation de ses différentes composantes, au niveau de son efficacité et de son rendement interne et externe et au niveau de l’adéquation des programmes et des formations avec la demande de l’environnement.

Ils concernent aussi l’intégration dans la société du savoir et des technologies et l’accompagnement des progrès de la recherche scientifique, du monde de l’économie et des domaines du développement humain, environnemental et culturel » (1)

L’évolution constante du nombre de la population au Maroc, les transformations structurelles du pays n’ont pas toujours permis la réussite de ces reformes. Un rapport de l’UNESCO publié le 30 janvier positionne le Maroc parmi les « 21 pires » systèmes éducatifs du monde.

Aujourd’hui, le Maroc, pour la rentrée 2016-2017, compte près de 6.951 millions d’élèves (2) répartis entre les cycles primaires et secondaires, 10 822 établissements scolaires et plus de 210 367 enseignants répartis dans les différents cycles.

La fréquentation en chute libre des écoles publiques, la qualité de l’enseignement, le manque évident de moyens ainsi que l’état des infrastructures sont autant de facteurs de mécontentement et d’interrogations de la part de la population marocaine et de la société civile, quant à l’avenir de l’éducation nationale.
C’est un ainsi, que nous avons porté notre priorité sur ce secteur et contribuer à son amélioration avec toutes les parties prenantes.

(1) Rapport « Vision stratégique 2015-2030 » du Conseil supérieur de l’éducation, de la formation et de la recherche scientifique, CSEFRS
(2) Medias24 du 23 sep 2016